Les clowns faisaient régner la terreur dans la banque. Les employés ne bougeaient plus, l'un des clowns leur mettait des grenades artisanales dans leurs mains tandis que les autres frappaient les résistants tout en menaçant les autres en criant :
" Personne ne bouge !!!! Tout le monde à terre !!!! Plus un geste !!!! "
Le conducteur regardait la salle d'un regard circulaire et marmonna à la foule pétrifiée :
" On ne vous demande rien d'autre que de vous accrocher à la vie !! Et on garde son calme... "
Soudain, il se tourna vers la porte d'entrée et vit qu'une jeune et jolie femme venait d'arriver. Elle était vêtue d'un tailleur jupe noir et d'un t-shirt rouge et était d'une très grande beauté. Quand il croisa son regard, elle sursauta et tenta de faire demi tour mais il visa en sa direction et lui lança sur un ton menaçant :
" Mais qu'est-ce qu'elle fait là, la toute belle ? Elle vient pour faire un retrait elle aussi ? On ne quitte pas les lieux tant qu'on est pas passée au guichet, mademoiselle !!!!
_ Allez vous faire foutre !!!! répondit la jeune femme visiblement en colère. Laissez-moi partir !!!
_ Pour que t'appelles les poulets ensuite ??? Non mais tu me prends pour un crétin ma belle ? Tu vas ramener tes belles fesses dare-dare et tu me feras la bise !!! C'est la moindre des politesses, tout de même...
_ Rien à faire, je ne viendrai pas...
_ Tu vas venir vite fait, chérie... Oh oui, tu vas venir !!! "
Il se jeta sur elle et l'attrapa par les cheveux. Elle poussa un cri de douleur qui résonna dans toute la banque et qui glaça d'effroi les otages. Le clown la força à s'agenouiller mais elle résista tout en essayant de canaliser sa douleur. Des larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Et le clown en profitait :
" Tu as mal, ma jolie ? Tu veux un câlin miracle pour plus avoir bobo ?
_ Lâchez-moi espèce de salopard !!! rugit-elle en se débattant. Lâchez-moi !!!!
_ Mais c'est qu'elle n'aime pas ça, la petite... marmonna le clown en lui caressant de son autre main son beau visage parfait. Tu as peur, peut-être ?
_ De vous, ça m'étonnerait !!!!
_ Oh si, tu vas avoir peur... Si seulement tu savais ce qui t'attendait ma mignonne... "
Il fut interrompu par son complice aux grenades artisanales qui lui tapota le dos avant de lui dire :
" Ecoute, on n'est pas là pour forniquer avec une gonzesse, mais pour le pognon, alors tu lâches deux minutes la nénette, on prend le fric et tu la baises au retour si tu as envie mais pas maintenant, ok ?
_ Tu fais vraiment chier, toi, marmonna le clown en jetant la jeune fille à terre. Déjà on vient de chercher en bagnole mais en plus tu me fais la morale à deux balles...
_ On garde toujours le meilleur pour la fin... " : répondit le clown aux grenades en jetant un coup d'oeil à la jeune fille terrorisée.
Natalie n'avait jamais assisté à autant de violence. Elle ne pouvait plus bouger tellement elle avait peur. Ces hommes étaient effrayants et elle ne pouvait les affronter seule. L'un d'entre eux avait essayé de la violenter mais un de ses complices l'en avait empêché. Elle leva les yeux humides et regarda le complice de son agresseur. Elle remarqua qu'il la fixait de ses yeux de bête démente sans même cligner des yeux. Il semblait l'examiner du regard, comme un prédateur regardait sa proie. Elle sentit quelque chose de malsain dans ce regard mais aussi d'étrangement fascinant. Natalie essaya de se relever mais ce dernier lui donna un léger coup de pied dans son ventre pour la forcer à rester à terre et il lui lança d'une voix virile et brusque :
" Reste-là, toi. Couché... "
Natalie lâcha un petit soupir de douleur que le clown entendit et écroula sa tête sur le sol. Il la regarda toujours de ses yeux déments et il lui souffla :
" Sage, ma mignonne. Sage... "
Natalie ne put qu'obéir. Elle était effrayée par tous ces monstres, en particulier celui-là qui la traitait comme une chienne. Il lui tourna alors le dos et fit une sorte de petite ronde à travers les otages comme pour les surveiller, tandis que l'autre clown était parti à l'étage inférieur chercher l'argent. La jeune fille releva de nouveau la tête et lança au clown encore présent :
" Tête de con !!!! Ne faites pas de mal aux gens présents !!!! "
Surpris, le clown se retourna et revint en sa direction. Il sortit de sa poche de veste un petit couteau suisse, en sortit la lame et se rua sur la jeune fille qui n'eut point le temps de crier en lui collant la lame sur la joue.
" Tu veux que je découpe en petits morceaux et que je te fasse manger par un toutou errant, peut-être ????
_ Baissez... baissez votre arme.. : sanglota Natalie en le regardant dans les yeux.
_ Sale petite pute, marmona le clown en glissant sa main gantée dans les beaux cheveux de la jeune femme. T'es encore trop jolie pour mourir. Mais tu es ce qu'il faut pour que je puisse te transformer en bête de foire...
_ Pourquoi vous ne le faites pas alors ?
_ Parce que je ne suis pas là pour ça. Maintenant ta gueule et reste couchée !!! "
Il la poussa en arrière en lui donnant un coup de pied dans sa poitrine. Elle hurla de douleur et lui en ria, faisant demi tour pour continuer sa ronde.
L'autre complice revint, les bras chargés de sacs énormes, sûrement remplis de billets. Il les posa aux pieds du clown et se retourna alors pour regarder Natalie allongée par terre, gémissant de douleur en se tenant la poitrine. Surpris, il se tourna vers son complice et lui demanda :
" Tu lui as fait quoi à la petite ?
_ Rien, un simple coup de pied bien placé et elle arrête de nous faire chier.
_ Pas fort quand même !!!! J'ai bien envie de le ma faire, la gamine !!! Elle est bien bonne.
_ Plus tard, le fric d'abord.
_ Attends, j'en ai pour deux minutes, le temps qu'elle me fasse une petite pipe et on y va. "
Il se dirigea vers elle en ouvrant sa braguette. Natalie hurla d'effroi et courut à quatre pattes à travers la banque pour lui échapper. Le clown riait et la poursuivait, au grand dam de son complice qui l'attendait à côté des sacs. Natalie ne trouvait aucune issue. Essoufflée, elle se cachait derrière les bureaux mais rien à y faire, le clown la retrouvait toujours et continuait de la suivre en riant et en se caressant l'entrejambe pour intimider la jeune femme. Natalie n'en pouvait plus. Ses forces commençaient à l'abandonner, et elle sentait que bientôt ce monstre abuserait d'elle. Alors, dans un ultime recours désespéré, elle se jeta aux pieds de l'autre clown qui était resté à côté des sacs pleins de billets et saisit ses jambes dans un profond soupir accompagné de sanglots. Le clown sursauta, supris de l'attitude de Natalie à son égard, mais il ne la repoussa pas. Voyant que son compagnon arrivait en poussant des cris d'animal en chasse, il sortit son arme et la braqua devant lui en lui lançant sur un ton autoritaire :
" Tu touches pas à la fille.
_ Qu'est-ce que tu veux, encore ? répondit l'autre clown. Tu vas jouer le justicier au service de la veuve et de l'orphelin maintenant ? C'est le boulot de Batman ça !!!!
_ Il n'empêche que tu ne touches pas à la petite. Regarde dans quel état tu la mets, gros con. Elle est terrorisée, la pauvre enfant.
_ Tu la tabasses à moitié et tu me fais la morale ??? D'où tu sors, toi ?
_ J'ai dit que tu ne touches pas à la gamine, point final. On prend le fric et on se casse. Tu la retrouveras après si tu veux pour te la taper mais pas maintenant, c'est pas le moment, ok ? "
Il ne put continuer sa phrase. Un coup de feu partit du fond de la banque, tuant au passage le troisième clown qui était resté à l'arrière de la banque. Le célèbre directeur de la National Gotham Bank arriva, armé d'une carabine de chasse en sortant de son bureau et en se dirigeant vers les deux autres clowns et Natalie. Surprise, la jeune fille poussa un cri de terreur et son protecteur l'attrapa par le bras violemment en se jetant derrière un bureau pour se protéger avec son autre complice qui était en train de remonter sa braguette.Il plaqua sa main sur la bouche de Natalie pour qu'elle reste silencieuse et il lui murmura comme pour la rassurer :
" Chut chut chut, n'aie pas peur jolie petite... Chuuuut, ne bouge pas, reste tranquille... "
Natalie se débattait encore un peu, prise de panique, si bien que le clown la plaqua contre lui pour l'immobiliser. Natalie avait le visage noyé dans la chemise bleue du criminel qui sentait légèrement le renfermé. Il glissa une de ses mains dans la chevelure châtain pour la caresser tendrement afin de la calmer mais la jeune femme était encore effrayée. L'autre clown se baissa alors et demanda à son complice :
" On fait quoi maintenant ?
_ On attend qu'il soit à court de munitions, il n'y a rien d'autre à faire. "
Alexander Beckett, le directeur de la banque, tirait sans cesse en direction de l'endroit où les deux clowns et Natalie étaient cachés. Il voulait les avoir, leur faire voir qui était le patron ici.
" Non mais vous vous rendez compte à qui vous vous attaquez les mecs ? Tes potes et toi vous êtes morts !!!! : hurla t-il à travers la salle.
_ Il est à sec, pas vrai ? " : demanda le clown à son complice qui tenait Natalie blottie contre lui.
Le complice acquierça d'un signe de tête et alors le clown se leva et tira sur Alexander mais ce dernier retira de nouveau et manqua sa cible. Il voulu recharger son arme mais le deuxième clown se leva brusquement, faisant tomber Natalie au sol et tira sur Alexander, le remplissant de plomb au niveau du ventre. Alexander s'écroula sur le sol sans prononcer le moindre son et Natalie ne put s'empêcher de crier de peur. Les deux clowns regardèrent Alexander tomber lorsque le premier lança à son complice :
" Où as-tu appris à compter, toi ? "
Le clown ne répondit pas. Il se retourna pour regarder Natalie trembler derrière le bureau. Il lâcha un petit rire et rejoignit son complice pour ramener tous les sacs au même endroit. Natalie resta seule. Elle était en transe, elle était envahie par la peur. Elle ne savait que faire, elle était juste venue pour retirer de l'argent pour l'après-midi avec sa soeur Roxanne. Roxanne... Elle se demanda si un jour elle reverrait sa chère petite soeur, vu les évènements qui étaient en train d'avoir lieu. Elle voulut soudain appeler quelqu'un, passer un coup de fil à son père Jim, ou bien à sa soeur pour les prévenir du danger dans lequel elle se trouvait. Elle chercha du regard dans la pièce un portable et soudain, elle en trouva un non loin d'elle, sûrement un des employés qui l'avait perdu par mégarde. Sans éveiller l'attention des clowns, elle s'avança doucement vers le portable, l'attrapa et commença à composer un numéro, celui de sa soeur. Tout à coup, un coup de feu retentit juste à côté d'elle. Elle sursauta en poussant un cri et vit qu'un des deux clowns, celui qui voulait abuser d'elle, l'avait remarquée et lui avait tiré dessus pour l'empêcher d'utiliser le téléphone. Il se dirigea vers elle et lui dit sur un ton menaçant en donnant un coup de pied dans le portable :
" Non mais c'est la fête ma belle ???? Tu te crois chez mémé ou quoi ???? Tu veux appeler les poulets ????
_ Non, je veux appeler ma soeur... : répondit Natalie en l'affrontant du regard.
_ Ta soeur, c'est ça... Et moi je suis mère Theresa !!!! répondit le clown en pointant son arme sur elle. Tu me prends vraiment pour un con, poupée...
_ Je dois appeler ma soeur !!! trancha Natalie en retenant ses larmes. Je dois aller la chercher au collège tout à l'heure, et je voudrais lui dire que je risque d'arriver en retard !!! Je ne veux pas qu'elle s'inquiète de ne pas me voir !!!! Laissez-moi l'appeler...
_ Et puis quoi encore ??? Ta soeur attendra, comme tout le monde, merde !!!!
_ S'il vous plaît, laissez-moi...
_ Tu vas la fermer maintenant ou je te fais des trous dedans !!!
_ Pauvre niais.. " : marmonna Natalie.
Elle lui cracha violemment au visage. Surpris et énervé, le clown la gifla de toutes ses forces. Elle s'écroula par terre et lorsqu'il voulut la frapper une deuxième fois, son complice lui retint le bras.
" Navré de t'interrompre, mon cher, mais je ne crois pas que cela soit la bonne solution...
_ Sale chienne !!! jura t-il à l'adresse de Natalie. Tu vas morfler un de ces quatre !!!! "
Il fit demi tour. Natalie était de nouveau seule avec son protecteur. Il l'avait sauvée pour la seconde fois. Il se pencha vers elle et lui demanda :
" Tu vas bien ? "
Natalie ne répondit pas. Elle avait encore trop peur. Alors le clown se retourna, alla rechercher le portable et le lui rendit en disant :
" Tiens, appelle ta soeur. "
Natalie ne bougea pas.
" Appelle-la, ta soeur... insista t-il en lui tendant le portable. Mais tu as deux minutes."
Natalie prit le portable et composa le numéro de sa soeur. Par chance cette dernière décrocha :
" Qui c'est ? : demanda une voix de fillette à l'autre bout du fil.
_ C'est moi, Natie, répondit Natalie la gorge nouée. Je t'appelle d'un autre portable car le n'ai pas le mien sur moi, et pour te dire qu'il... qu'il... qu'il y a du monde au guichet, je risque d'arriver en retard pour venir te chercher tout à l'heure...
_ Natie ? Tu as l'air triste, qu'est-ce qu'il y a ?
_ Rien rien, ne t'en fais pas... Je vais bien. Tu m'attendras au bus, d'accord Roxie ? Je viendrai en taxi, ça ira plus vite.
_ D'accord Natie !! Désolée, je dois raccrocher, la récré est finie... Bisous !!! A tout à l'heure Natie !!!!!
_ A tout à l'heure ma chérie... "
Elle raccrocha. Le clown la regardait toujours. Il avait l'air ému de la scène. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille et lui dit :
" Tu es une bonne grande soeur. Ta petite frangine doit être contente de t'avoir. "
Natalie trembla de nouveau lors de ce contact physique avec lui mais elle se contenta de lui répondre :
" Merci... pour le portable. "
L'autre clown arriva. Il avait fini d'empiler les sacs et appela son complice qui le suivit. Il lui montra les sacs en disant :
" Cela fait un paquet de fric, si le Joker avait été si malin, il nous aurait fait prendre une voiture plus grande. "
Il leva alors son arme vers l'autre clown et lui dit d'une voix glaciale :
" Je te parie que le Joker t'a demandé de me tuer une fois le boulot terminé.
_ Non, non, non, répondit le clown en regardant sa montre. Moi je tue le chauffeur du bus.
_ Le chauffeur de bus ? s'étrangla le clown en voyant son complice reculer. Quel chauffeur de bus ???? "
Un bus arriva et brisa la baie vitrée de l'entrée de la banque en écrasant le clown au passage. Natalie hurla de nouveau et l'autre clown regarda le corps de son ancien complice giser par terre. Un autre clown sortit du bus en disant :
" L'école est finie !!!! On rentre à la maison !!! Aucune chance qu'il s'en remette, pas vrai ? "
Il attrapa les sacs d'argent que l'autre clown lui lançait et il lui fit remarquer :
" Cela fait un paquet de pognon... et les autres où sont-ils ?? "
Il se prit une rafale de balle en pleine poitrine. Le seul clown qui restait venait de tuer son dernier complice. Il se dirigea non loin de Natalie pour récupérer le dernier sac lorsque soudain Alexander, qui était encore conscient, l'appela :
" Tu te crois malin, hein ? Le type qui vous a engagés te réserve le même sort qu'aux autres... Dans le temps les criminels avaient une certaine éthique : honneur !!! Respect !!!! Regarde-toi, en quoi est-ce que tu crois, hein ? En quoi est-ce que tu crois ????
_ Je crois que tout ce qui ne nous tue pas ne fait que simplement nous rendre plus... bizarre... " : répondit le clown en lui enfonçant une grenade dans la bouche et en retirant son masque.
Natalie hurla de terreur en voyant le visage de son protecteur. Il avait un maquillage blanc bavant étalé sur l'ensemble de sa figure, les yeux de démons maquillées de noir et une espèce de grand sourire au maquillage rouge sur sa bouche qui semblait couvrir d'énormes cicatrices aux commissures de ses lèvres. Ses cheveux bouclés étaient très sales, comme ses dents qui étaient jaunes de tartre. Il était monstrueux. Elle crut qu'elle allait vomir. Vomir de dégoût. Il se releva et voulut partir quand il se tourna vers elle une dernière fois, alla en sa direction et s'accroupit devant elle, face à elle. Natalie ne voulut pas le regarder. Elle était trop écoeurée. Mais il la força à relever sa tête et leurs yeux se croisèrent. Natalie ne put s'empêcher de glousser de dégoût. Le monstre ria de son effet sur la jeune fille et lui dit :
" Tu es nerveuse ? C'est les cicatrices, peut-être ? Tu veux savoir d'où elles viennent ?
_ Non, non, non... marmonna Natalie en tremblant. Laissez-moi, laissez-moi... Je n'ai rien fait...
_ Tu es si mignonne quand tu as peur, ma petite, répondit-il en lui caressant la joue tendrement et en se léchant les lèvres. Tiens, si tu veux me rappeler un jour, je te laisse... ma carte. "
Il sortit de sa veste une carte de Joker et plaqua Natalie sur le sol pour la lui glisser dans sa paire de bas. La jeuen femme se débattit de toutes ses forces mais il la bloquait fermement, lui baissa son bas de soie et y mit sa carte avant de le remonter et de lâcher la jeune fille en pleurs. Il ria de nouveau et lui lança :
" Tu aurais préféré que je te la mette dans ta culotte, peut-être ? Petite sainte nitouche, tu me plais de plus en plus...
_ Pauvre con... souffla Natalie en posant sa main sur sa cuisse pour vérifier s'il ne lui avait rien mis d'autre. Un jour, je vous tuerai. "
Il répondit par un rire et s'en alla en montant dans le bus et il démarra, laissant la malheureuse jeune fille par terre, au milieu de la banque, entourée de cadavres et de mourants. Elle lâcha enfin ses larmes. Elle ne pouvait plus se retenir. Elle venait de passer la journée la plus horrible de son existence. Elle venait de rencontrer le Joker...